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16fév,2011

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L’Europe dans la mondialisation

et

la section socialiste du 13ème Est

organisent une réunion-débat

L’économie de l’Europe dans la mondialisation

avec Karine BERGER,

ancienne élève de l’Ecole Polytechnique, est directrice des études économiques d’une grande compagnie d’assurances

A l’occasion de la sortie de son livre :

Mardi 1er mars 2011 de 19h30 à 21h

à la Mairie du 13e arrondissement de Paris

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30nov,2010

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Réaffirmer la solidarité européenne dans la crise. Une autre politique est possible !

Les effets de la crise financière continuent de fragiliser les économies nationales européennes qui sont loin, les unes et les autres, d’être sorties des difficultés.
Les réflexes nationaux et chauvins ont – hélas !- joué à plein, et les dirigeants de chacun des pays de l’UE – particulièrement celles et ceux qui ont l’espoir fallacieux d’être à la tête des Etats les moins touchés par la crise – ont accentué leurs critiques sur la gestion des Etats membres les plus en difficulté. Pourtant, quelles que soient les critiques qui peuvent et doivent être faites sur la gestion passée de tel ou tel Etat membre, les peuples n’en sont le plus souvent guère responsables et l’heure n’est plus à la critique mais, à l’inverse, à la recherche de solutions collectives et vertueuses.
Dans cette période difficile, où les peuples ont le sentiment de payer pour l’incurie et le goût du lucre de leurs gouvernants comme de leurs élites économiques, l’Union européenne qui, par la voix de la Commission européenne devrait tracer la perspective progressiste d’une relance de l’activité en Europe, ne se fait entendre que via les Chefs d’Etat et de gouvernement et le Conseil européen pour préconiser la seule austérité pour tous en règlement des manquements de quelques-uns.
C’est à la fois moralement injuste et politiquement insoutenable pour les institutions de l’UE comme pour le gouvernement de quelques Etats membres qui, courageusement, affrontent sans en être responsables cette terrible situation.
Tout se passe comme si les dirigeants des différents pays de l’UE avaient, au plus profond d’eux-mêmes, intégré que la zone européenne est une zone économiquement et politiquement en déclin, face aux géants de l’heure (Etats-unis d’Amérique, Russie) comme face à ceux de demain (Chine, Inde, Brésil,…). Ils proposent des cures d’austérité en Europe et attendent que la reprise de l’activité économique débute dans une autre partie du monde et entraîne à nouveau la croissance dans les autres régions, y compris en Europe.
Lionel Jospin et Michel Aglietta, dans un article du quotidien Le Monde du 22 novembre 2010, expriment avec force qu’une autre politique européenne est possible, que le « déclinisme malthusien » que propose actuellement le Conseil européen est inacceptable moralement, erroné économiquement, et dangereux politiquement.
Les organisations syndicales nationales comme européennes doivent se saisir de ce débat, les partis socialistes et sociaux démocrates – dans chacun des pays européens – doivent préparer spécifiquement l’application pratique d’un tel projet à leur pays, et le prochain Conseil du Parti socialiste européen (PSE) des 2 et 3 décembre 2010 à Varsovie doit être l’amorce d’un tel débat en Europe.
La société civile européenne et les ONGs et associations multiples qui la composent doivent enfin jouer leur rôle d’entraînement, de dynamisation positive des énergies européennes, en s’appropriant les termes de ce débat, et formuler clairement des propositions européennes intelligibles et enthousiasmantes.
La Commission européenne, parce qu’elle est selon l’esprit des pères fondateurs de l’Union la « gardienne des Traités », l’instance européenne par excellence, est directement interpelée, et la capacité de ses membres à formuler une réponse positive lui rendra sa position éminente ou elle sombrera dans les poubelles de l’histoire. Que fait-elle ? Que propose-t-elle positivement pour répondre à l’attente impatiente des peuples ?
Le temps est venu enfin de rompre avec les équivoques : la croissance est difficile mais possible, cela suppose un autre partage des richesses produites en Europe plus favorable au salariat et l’engagement de toutes et tous !
C’est en tout cas la seule voie positive pour le progrès social, la concorde entre les peuples et l’approfondissement fédéral de l’Union européenne !
Action Fédéraliste « Socialisme et Liberté »

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26nov,2010

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La Commission fédérale Europe de Paris pour un « mécanisme ouvert »

Dans le débat qui monte sur l’organisation de primaires pour désigner le candidat du PSE à la présidence de la Commission européenne, la Commission fédérale Europe de Paris a pris position. Sans employer à aucun moment le terme de primaires, elle appelle à l’utilisation d’un mécanisme ouvert, soit à l’ensemble des citoyens de l’Union Européenne, soit qui associe le plus possible les militants des partis frères. A quelques jours du Conseil de Varsovie du PSE, il s’agit sans nul doute d’une contribution importante à la réflexion collective.

Cette contribution peut être téléchargée ici, ou encore ici pour la version anglaise du texte.

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16nov,2010

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Dîner-débat: L’Europe et le rôle de la Chine sur la scène internationale

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre prochain diner débat qui se déroulera le mercredi 17 novembre 2010 à 20 heures , au restaurant Le Musset (5 rue de l’échelle, Paris 1er)

« L’Europe et le rôle de la Chine sur la scène internationale : Enjeux économiques et diplomatiques « 

François Godement
Président du Centre études Asie de l’institut d’Etudes politiques de Paris
Notre invité, professeur des universités, spécialiste reconnu de la Chine, s’adressera à nous comme expert indépendant. Il a été consultant de la Direction des Relations Extérieures de la Commission européenne au cours des années 2000. Il est par ailleurs l’auteur de nombreuses publications.

Nous examinerons ce thème dans le contexte européen de la mise en place du Traité de Lisbonne, qui organise une nouvelle représentation extérieure de l’Union. L’actualité du G20 sera également évoquée, l’Union devant rechercher des objectifs communs avec la Chine à l’occasion des  réunions du G20 en matière de relations économiques (commerce et relations de change).
Participation (à régler sur place) : 25 euros par personne.  Inscription: contact@lagaucheeuropeenne.org

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13nov,2010

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Contribution de la Gauche européenne à la réflexion du Mouvement européen

La Gauche européenne participe à la réflexion en cours au sein du Mouvement européen sur la redéfinition d’un consensus politique entre pro-européens. Ce bloc commun doit faire l’objet d’un rapport « l’Europe que nous voulons » sous l’égide de François Vié. Considérant que les éléments actuels du débat ne font pas leur juste place en particulier à l’harmonisation sociale de l’Europe et à l’approfondissement de la démocratie européenne, la Gauche européenne propose la contribution suivante:

Télécharger la contribution

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10nov,2010

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Pour un autre logiciel économique et politique des gauches européennes

Au cours du Sommet européen des 28 et 29 octobre derniers, les chefs d’Etats et de gouvernements ont pris des décisions. Que faut-il en penser ? Que disent-elles de l’état de l’Europe ?
Saluons tout d’abord le fonds européen de stabilisation financière (dit « anti-crise »). Créé le 10 mai dernier, il sera pérennisé. Doté de 450 milliards d’euros, il jouera le rôle d’un FMI européen. L’idée d’une solidarité financière – sans pour autant absoudre chacun de ses responsabilités – progresse donc. C’était une revendication des gauches européennes. Mais alors que le FED va racheter plus de 600 Milliards de titres publics pour soutenir la croissance américaine, n’oublions pas que ce fonds n’est qu’un mécanisme de secours soumis à des conditions drastiques (comme le montrent les exigences envers la Grèce) et non un outil au service de la croissance. Et pourtant, que sa mise en place fut difficile ! Repassons le film. Le 9 mai dernier, en pleine crise des dettes souveraines, il a fallu que Barack Obama appelle Angela Merkel (rechignant à secourir de la Grèce) pour la persuader que la chute de la zone euro provoquerait celle du système financier occidental. En ce 9 mai, la fête de l’Europe a eu un goût amer. Nous avons pu constater qu’une fois de plus la solution n’est pas sortie de nous-mêmes, Européens, bloqués que nous sommes par la règle de l’unanimité et la faible croyance de nos dirigeants en l’Europe. L’impulsion régulatrice est venue des Etats-Unis, jetant une lumière crue sur l’échec de générations politiques qui prétendaient construire en Europe un modèle alternatif au capitalisme libéral d’outre-Atlantique. Mais au fil de ces 15 dernières années, les rêves de singularité européenne se sont envolés. Comme si l’Europe était fatiguée d’elle-même. « L’objet politique non identifié » dont parlait Delors est aujourd’hui au contraire bien identifié : il est devenu une zone économique pétrie des certitudes monétaristes diffusées dans le monde entier. L’Europe a renoncé à faire entendre son originalité, rendant les armes à la pensée économique unique. Elle s’est muée en terrain de jeu supplémentaire du conformisme dominant, devenant le premier de la classe de la rigueur et de la lutte contre l’inflation, par les voix répétées des Barroso ou des Trichet.
Là est bien le problème majeur. Les autres décisions prises lors du sommet européen sont d’ailleurs dans la droite ligne de ce conformisme économique organisé depuis la fin des années 70 : retour au pacte de stabilité par une cure d’austérité, pression sur les dépenses publiques, lutte contre l’inflation au risque de sacrifier la croissance, élargissement de l’arsenal répressif, installant ces politiques pour les trente prochaines années. De la peine, de la rigueur et des larmes. Et tout cela nous est asséné comme s’il n’y avait pas d’autre chemin possible. Alors, progressivement, le politique se retire, puisqu’il n’y a plus de choix possible. Une étape a encore été franchie au cours de ce sommet : la menace de suspension du droit de vote pour les pays contrevenant au Pacte de stabilité. Encore un mauvais coup porté au politique au profit des règles économiques figées sur lesquelles les peuples ne se sont jamais prononcés directement. Cette Europe de la règle sans le choix n’a pas d’avenir et ne peut que contribuer à une désaffection croissante de l’opinion vis-à-vis du politique.
Alors que faire ? Sortir les vieilles recettes : en appeler à une vigoureuse relance et au productivisme au mépris des déficits publics, de la finitude des ressources et du péril écologique ? Ce serait une aberration économique et écologique. L’avenir ne se fait pas à coup de passé. Sans doute faut-il nous aussi faire notre révolution et remiser au placard les croyances du siècle précédent. Les Trente Glorieuses sont derrière nous. Nous ne les ressusciterons pas à coup de relance keynésienne, désormais inefficace. Nous n’en disconvenons pas, il faudra assainir nos finances publiques, d’autant plus que le choc du vieillissement démographique aura des répercussions financières sur le long terme. Mais avec une autre méthode que l’austérité. Tous ces bons docteurs libéraux nous font penser aux médecins des siècles passés qui pensaient qu’en saignant leurs patients, ils les délivraient du mal alors qu’ils ne faisaient que les affaiblir. Nous devons aujourd’hui inventer une nouvelle médecine pour l’économie. Différentes solutions sont sur la table. Commençons par le recours modéré à l’inflation qui aurait l’avantage de grignoter la dette et les avantages des rentiers. L’économiste Dean Baker du Center for Economic and Policy Research estime qu’un « taux d’inflation de 3% permet de réduire en 10 ans de 26% le poids de la dette ». Poursuivons par le rachat par la BCE de la dette des Etats européens générée par la crise financière de 2008-2009 (et seulement celle-là dans un premier temps). Ceci équivaudrait à émettre une dette publique européenne. Continuons en desserrant l’étau des marchés financiers, en permettant à la BCE de prêter directement aux Etats-membres à des taux plus convenables.
Mais assainir ne suffira pas. Il faudra s’engager dans une véritable stratégie de création de richesses « new age ». Où est le plan européen des technologies de l’environnement ? Où est l’ambition européenne d’investir l’économie numérique ? Quand nous lancerons-nous dans la compétition pour faire émerger les Apple, IBM et autres Google européens de demain qui seront les leaders dans l’innovation ? Quand accepterons-nous de définir et de protéger l’intérêt européen avec une politique industrielle offensive, et un souci d’indépendance énergétique et donc diplomatique ? Créer la richesse, d’abord. Ensuite la redistribuer. Cela signifie qu’il nous faudra avoir l’ambition d’un nouveau partage des richesses et pour cela d’une nouvelle forme d’entreprise qui réinvente la propriété collective, le bien commun ou la coopération, qui distribue autrement les salaires pour éviter une longue récession. En effet, les mécanismes déflationnistes ne proviennent pas uniquement des choix monétaristes de la BCE et de la rigueur de l’Allemagne. Ils sont avant tout organisés au niveau d’entreprises et de marchés qui ne voient les salaires que comme des coûts et non du pouvoir d’achat. En un mot, il nous faut remettre la main sur un système économique qui s’est retourné contre ceux dont il devait améliorer le sort. Poussons l’harmonisation fiscale par une assiette commune d’imposition sur les revenus financiers ou de la rente, permettant aux Etats de compter sur de nouvelles recettes. Poussons la création d’un salaire minimum par pays. Poussons la hausse de salaire en fonction de la situation économique des pays, à l’image de ce que préconise le texte commun PS/SPD. Donnons enfin corps à notre modèle social actuellement bien décharné.
Face à des droites qui n’ont que l’austérité, la croissance molle et l’intergouvernementalisme à nous promettre, trouvons la formule d’un progressisme à l’heure d’un monde nouveau. Car c’est bien d’un monde nouveau dont il s’agit et pas seulement de nouvelles règles économiques. Nous ne ferons pas l’Europe de demain avec les idées d’hier.
Benoît et François-Xavier

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22oct,2010

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Une taxe sur les transactions financières à l’échelle de l’Europe?

La campagne du Parti Socialiste européen en faveur de l’instauration d’une Taxe sur les Transactions Financières (TTF) s’est accélérée ces derniers jours avec la publication informelle d’un rapport du Commissaire européen chargé des questions de fiscalité qui écarte la faisabilité immédiate d’une telle taxe.

Pensée dans les années 1970 par le « prix Nobel » (qui n’en est pas un, mais une chose à la fois !) d’économie James Tobin et reprise par de nombreuses associations issues de diverses mouvances politiques depuis, cette taxe vise à dissuader les spéculateurs de court-terme par l’instauration d’un prélèvement systématique sur les transactions financières à un taux assez faible pour ne pas décourager les transactions productives et assez fort pour enrayer les transactions spéculatives de court-terme, qui se caractérisent par des échanges financiers rapides et nombreux avec des marges bénéficiaires très minces. La taxe s’appliquant sur chacune de ces transactions, elle aurait pour effet de ponctionner sévèrement le bénéfice total du spéculateur.

A défaut d’éradiquer complètement la spéculation de court-terme, une telle taxe aurait pour effet de constituer une rentrée d’argent supplémentaire dans les caisses européennes sans accentuer la pression fiscale ni réduire les dépenses sociales, à l’opposé des plans de rigueur drastiques mis en œuvre à travers le continent et qui font peser sur les particuliers le poids des erreurs passées commises dans le milieu financier. C’est en ce sens que le Parti socialiste européen a décidé de soutenir ce projet et de faire campagne pour sa mise en œuvre à l’échelle européenne.

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