Qui nous sommes
La gauche européenne est un mouvement regroupant les socialistes européens fédéralistes.
Les origines
L'association est née en 1947 au niveau européen sous le nom de « Mouvement pour les Etats-Unis socialistes d'Europe », en deux temps. Une première conférence est convoquée à Londres par l'Independent Labour Party les 22 et 23 février, puis une seconde à Paris et Montrouge les 21 et 22 juin de la même année. Rapidement rebaptisé « Mouvement socialiste pour les Etats-Unis d'Europe », les premières sections nationales actives se situent en Grande-Bretagne, en France, en Italie et en Belgique, et bientôt en Allemagne.
Le MSEUE participe à l'organisation du congrès de la Haye des 7 et 10 juin 1948, avec le « United Europe movement » de Winston Churchill, l'« Union des fédéralistes européens » et les « Nouvelles équipes internationales » (mouvement démocrate-chrétien). En novembre 1948, ce « Comité international de coordination des mouvements pour l'unité européenne » devient de manière plus pérenne le « Mouvement européen ».

Son premier président est Marceau Pivert. En 1948, il cède la place à Michel Rasquin, futur ministre luxembourgeois des affaires économiques et de la reconstruction. La direction du mouvement reviendra ensuite à André Philip en 1950.
Situé à Paris, le MSEUE est au départ assez radical, prônant la planification à l'échelle européenne et cherchant à s'opposer aux prémices de la guerre froide en militant pour la réunification de l'Allemagne et en tentant de s'étendre dans les pays de l'Est et en Russie. Dès l'origine, l'optique est internationaliste et vise à l'insertion de l'Europe dans le jeu politique mondial, loin du « socialisme sur un seul continent ». En décembre 1948, son programme d'action socialiste européenne prévoit la création d'un salaire minimum européen, fonction du niveau de vie de chaque pays, la socialisation de la Rhur et des industries-clé des autres pays (énergie, transport, métallurgie et agriculture) pour préparer la planification de l'économie, qui est une sorte de préfiguration à la CECA et la mise en place d'une assemblée européenne élue au suffrage universel direct. Au congrès d'octobre 49 à Issy-les-Moulinaux, le MSEUE se range à l'idée d'une libéralisation des échanges dans l'économie européenne, à la condition que soit assuré le reclassement des travailleurs perdant leur emploi de ce fait et une harmonisation sociale par le haut.
Le MSEUE publie un mensuel intitulé « Gauche européenne », et organisera même un mouvement de jeunes, actif de 1951 à 1958. Très tôt, son emblème sera le E fédéraliste, parfois vert à l'identique du Mouvement européen, mais plus souvent rouge.
Le temps des bâtisseurs
Avec la solidification du rideau de fer et l'émergence d'une Europe concrète, le MSEUE évolue vers une tendance plus mesurée, associant les pères fondateurs de l'Europe à gauche tels que Paul-Henri Spaak. En 1961, il prend le nom de sa publication, « Mouvement gauche européenne », ou tout simplement « Gauche européenne ».

La Gauche européenne constitue alors l'une des matrice du développement des communautés européennes. En 1971, l'association internationale qui chapeaute les mouvements nationaux se dissout pour créer le Bureau de liaison des partis socialistes de la Communauté européenne, désormais plus connus sous le nom de Parti socialiste européen.
Dès lors ne subsistent plus que les associations nationales, qui animeront le débat européen au sein de leurs partis respectifs et dans les mouvements européens locaux.
L'époque récente
En France, les deux derniers présidents de la Gauche européenne sont Pierre Moscovici, à ce titre également président du Mouvement européen, puis Pervenche Berès.
L'élection de Sylvie Goulard au Mouvement européen face à Pierre Moscovici et la mise en place d'un certain ostracisme de la part de son équipe à l'encontre de la Gauche européenne au sein du MEF, puis les débats internes liés au référendum sur le Traité constitutionnel européen ont conduit la Gauche européenne à une attitude de réserve prudente à partir de 2005.
En décembre 2009 et en avril 2010, il a été décidé de dépasser la fracture interne de la gauche socialiste sur la question européenne, et de développer le réseau militant autour du Parti socialiste européen. Pour cela, l'association s'est choisie une nouvelle direction collective en se renforçant à partir d'une nouvelle génération de militants.






