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Réaffirmer la solidarité européenne dans la crise. Une autre politique est possible !
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Une taxe sur les transactions financières à l’échelle de l’Europe?
La campagne du Parti Socialiste européen en faveur de l’instauration d’une Taxe sur les Transactions Financières (TTF) s’est accélérée ces derniers jours avec la publication informelle d’un rapport du Commissaire européen chargé des questions de fiscalité qui écarte la faisabilité immédiate d’une telle taxe.
Pensée dans les années 1970 par le « prix Nobel » (qui n’en est pas un, mais une chose à la fois !) d’économie James Tobin et reprise par de nombreuses associations issues de diverses mouvances politiques depuis, cette taxe vise à dissuader les spéculateurs de court-terme par l’instauration d’un prélèvement systématique sur les transactions financières à un taux assez faible pour ne pas décourager les transactions productives et assez fort pour enrayer les transactions spéculatives de court-terme, qui se caractérisent par des échanges financiers rapides et nombreux avec des marges bénéficiaires très minces. La taxe s’appliquant sur chacune de ces transactions, elle aurait pour effet de ponctionner sévèrement le bénéfice total du spéculateur.
A défaut d’éradiquer complètement la spéculation de court-terme, une telle taxe aurait pour effet de constituer une rentrée d’argent supplémentaire dans les caisses européennes sans accentuer la pression fiscale ni réduire les dépenses sociales, à l’opposé des plans de rigueur drastiques mis en œuvre à travers le continent et qui font peser sur les particuliers le poids des erreurs passées commises dans le milieu financier. C’est en ce sens que le Parti socialiste européen a décidé de soutenir ce projet et de faire campagne pour sa mise en œuvre à l’échelle européenne.
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Les primaires font tache d’huile en Europe
Le Parti Socialiste Européen (PSE) a décidé, lors de son congrès de Prague en décembre 2009, de présenter un candidat commun à la Présidence de la Commission lors des prochaines élections au Parlement européen. Ce peut être un mode de politisation démocratique d’une Union Européenne (UE) qui en a bien besoin. Mais si l’idée a fait largement accord, sa mise en oeuvre est autrement complexe. Elle doit en effet prendre en compte les variables institutionnelles et politiques de chacun des Etats membres de l’Union comme l’histoire et la culture de chacun des partis socialistes. Aussi le PSE a-t-il mis sur pied un réseau de représentants de ces partis pour réfléchir à la modernisation de la politique. Il est un lieu d’échange comparatif des expériences nationales pour faciliter les préconisations à la présidence dans la perspective du congrès de 2012. Le secrétaire général Philip Cordery a donc réuni ce réseau en un séminaire le 23 septembre dernier à Bruxelles. Le thème en était la sélection des leaders et du candidat chef de file par les partis-membres. Treize de ceux-ci étaient représentés. Leur débat s’est concentré sur l’opportunité d’ouvrir les procédures de vote interne à plus de sympathisants ou de citoyens; donc à aller vers des systèmes de primaires.
L’état des lieux est fait de trois groupes de partis: D’abord ceux de l’arc Europe du Nord-Europe centrale (Autriche, Bulgarie, Pologne, Scandinavie) où c’est le congrès qui conserve le monopole de la sélection des candidats. Le SAP suédois, un des plus vieux parti social-démocrate (il a été fondé en 1889) est le prototype de cette tradition. En 120 ans il n’a connu que huit leaders (une femme depuis 2007); ceux-ci sont durablement désignés par le congrès puisqu’ils ne quittent pas la direction si le parti vient à perdre les élections (à la différence du SPD). Entre les congrès ce sont les Conseils du parti (un tiers du congrès formé d’élus au niveau du district) qui ont la maîtrise du processus de sélection. Ils désignent le Collège électoral avec des représentants de toutes les régions; celui-ci a le dernier mot pour la désignation des candidats. Les militants ne sont donc qu’indirectement associés au processus. En 2007 ils ont été consultés sur le profil du leader souhaité. D’une très forte participation il est ressorti une large préférence pour une femme et une direction collégiale; recommandations entérinées par le congrès. Pour autant, la crainte de voir les médias, la droite ou une excessive personnalisation perturber le choix interne du leader est patente. L’idée de quelconques primaires (au premier degré ou fermées) n’est pas à l’ordre du jour en Scandinavie (en Finlande peut-être) mais rode à l’Est de l’Europe .
Posted by aristide | 0 Comments
Liêm Hoang-Ngoc retire son nom de son rapport parlementaire
La lecture comparée des deux versions du rapport est effectivement instructive sur le vent intellectuel qui souffle aujourd'hui sur le conservatisme européen. Le texte initial considère principalement l'impasse de la réduction de dette dans une crise économique et propose un certain nombre de pistes pour consolider tout d'abord les soubassement de la richesse des pays:
La version finale du rapport par contre, telle que modifiée par la majorité conservatrice et libérale de la commission des affaires économiques et monétaires puis adoptée par le Parlement, présente comme une évidence consensuelle la nécessité de la rigueur budgétaire.
La division très nette entre droite et gauche lors du vote parlementaire montre bien que cette question n'est absolument pas consensuelle, mais constitue un point de désaccord politique fort. Liêm Hoang Ngoc a donc demandé que son nom ne soit plus attaché à un texte qui est l'exact inverse de sa pensée, ce qui est une démarche peu commune dans le petit monde communautaire.
Posted by Arthur | 0 Comments
Le rapport Berès sur la crise financière
Pervenche Berès était rapporteur de la Commission spéciale mise en place par le Parlement européen sur la crise, et met en cause directement la gestion politique de la crise par les institutions européennes
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Rappelant que la Commission et les banques centrales n’ont pas pris la mesure de la crise à son déclenchement, continuant à tabler sur les bons fondamentaux supposés de l’économie européenne, Pervenche Berès estime que cette crise est la conséquence d’une mutation du capitalisme, qui a réduit la part des salaires et augmenté drastiquement celle des profits dans la valeur ajoutée et conduit à des comportements spéculatifs et non productifs. Cette montée en puissance de la sphère financière s’est faite sans régulation appropriée, en particulier en Europe où la Commission, en la personne des commissaires successifs au Marché intérieur, s’est constamment opposée à toute régulation et a favorisé les mécanismes d’autorégulation.








