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Les pièges de la rigueur: la preuve par l’Irlande
Nous avons déjà eu l'occasion de dire combien une telle approche était insuffisante et contreproductive face à la crise que nous affrontons ensemble, ou du moins concomitamment. Sur ce sujet, qui divise fortement droite et gauche, le FMI réaffirme que la rigueur univoque est dangereuse dans la période actuelle, tandis que l'OCDE amorce un virage prudent sur sa position en faveur d'une réduction rapide des déficits.
La question posée n'est donc pas simplement celle d'un choix politique entre l'accompagnement social de la crise ou le refus de creuser une dette insoutenable. La faisabilité d'une politique de rigueur poussée est extrêmement problématique alors que la croissance, source principale de revenu des Etats, est chancelante. Une politique volontariste ne peut que l'affaiblir d'avantage. Or il se trouve qu'un Etat de la zone Euro a eu la bonne volonté de tester cette politique au bénéfice de l'information collective: l'Irlande
Lorsque la crise a éclaté au niveau mondial, nombre de pays mis en place dans l'urgence des plans de soutien de l'activité, tandis que l'Irlande, confrontée au risque des déficits, optait dès le départ pour une politique de rigueur. Près de deux années plus tard, comment l'Irlande sort elle de la politique qe l'on souhaite aujourd'hui voir adoptée par tous?
Eh bien de manière assez peu convaincante.
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Le rapport Berès sur la crise financière
Pervenche Berès était rapporteur de la Commission spéciale mise en place par le Parlement européen sur la crise, et met en cause directement la gestion politique de la crise par les institutions européennes
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Rappelant que la Commission et les banques centrales n’ont pas pris la mesure de la crise à son déclenchement, continuant à tabler sur les bons fondamentaux supposés de l’économie européenne, Pervenche Berès estime que cette crise est la conséquence d’une mutation du capitalisme, qui a réduit la part des salaires et augmenté drastiquement celle des profits dans la valeur ajoutée et conduit à des comportements spéculatifs et non productifs. Cette montée en puissance de la sphère financière s’est faite sans régulation appropriée, en particulier en Europe où la Commission, en la personne des commissaires successifs au Marché intérieur, s’est constamment opposée à toute régulation et a favorisé les mécanismes d’autorégulation.







