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La Commission fédérale Europe de Paris pour un « mécanisme ouvert »
Dans le débat qui monte sur l’organisation de primaires pour désigner le candidat du PSE à la présidence de la Commission européenne, la Commission fédérale Europe de Paris a pris position. Sans employer à aucun moment le terme de primaires, elle appelle à l’utilisation d’un mécanisme ouvert, soit à l’ensemble des citoyens de l’Union Européenne, soit qui associe le plus possible les militants des partis frères. A quelques jours du Conseil de Varsovie du PSE, il s’agit sans nul doute d’une contribution importante à la réflexion collective.
Cette contribution peut être téléchargée ici, ou encore ici pour la version anglaise du texte.
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Les primaires font tache d’huile en Europe
Le Parti Socialiste Européen (PSE) a décidé, lors de son congrès de Prague en décembre 2009, de présenter un candidat commun à la Présidence de la Commission lors des prochaines élections au Parlement européen. Ce peut être un mode de politisation démocratique d’une Union Européenne (UE) qui en a bien besoin. Mais si l’idée a fait largement accord, sa mise en oeuvre est autrement complexe. Elle doit en effet prendre en compte les variables institutionnelles et politiques de chacun des Etats membres de l’Union comme l’histoire et la culture de chacun des partis socialistes. Aussi le PSE a-t-il mis sur pied un réseau de représentants de ces partis pour réfléchir à la modernisation de la politique. Il est un lieu d’échange comparatif des expériences nationales pour faciliter les préconisations à la présidence dans la perspective du congrès de 2012. Le secrétaire général Philip Cordery a donc réuni ce réseau en un séminaire le 23 septembre dernier à Bruxelles. Le thème en était la sélection des leaders et du candidat chef de file par les partis-membres. Treize de ceux-ci étaient représentés. Leur débat s’est concentré sur l’opportunité d’ouvrir les procédures de vote interne à plus de sympathisants ou de citoyens; donc à aller vers des systèmes de primaires.
L’état des lieux est fait de trois groupes de partis: D’abord ceux de l’arc Europe du Nord-Europe centrale (Autriche, Bulgarie, Pologne, Scandinavie) où c’est le congrès qui conserve le monopole de la sélection des candidats. Le SAP suédois, un des plus vieux parti social-démocrate (il a été fondé en 1889) est le prototype de cette tradition. En 120 ans il n’a connu que huit leaders (une femme depuis 2007); ceux-ci sont durablement désignés par le congrès puisqu’ils ne quittent pas la direction si le parti vient à perdre les élections (à la différence du SPD). Entre les congrès ce sont les Conseils du parti (un tiers du congrès formé d’élus au niveau du district) qui ont la maîtrise du processus de sélection. Ils désignent le Collège électoral avec des représentants de toutes les régions; celui-ci a le dernier mot pour la désignation des candidats. Les militants ne sont donc qu’indirectement associés au processus. En 2007 ils ont été consultés sur le profil du leader souhaité. D’une très forte participation il est ressorti une large préférence pour une femme et une direction collégiale; recommandations entérinées par le congrès. Pour autant, la crainte de voir les médias, la droite ou une excessive personnalisation perturber le choix interne du leader est patente. L’idée de quelconques primaires (au premier degré ou fermées) n’est pas à l’ordre du jour en Scandinavie (en Finlande peut-être) mais rode à l’Est de l’Europe .






