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Tous à l’Euromanifestation le 29 septembre!
La Confédération européenne des syndicats et le PSE appellent tous deux à une euromanifestation le mercredi 29 septembre, pour lutter contre la politique de rigueur généralisée qui s'impose en Europe et le serrage de vis salarial. Cette manifestation sera soutenue par des mouvements sociaux dans la plupart des pays européens, et notamment une grève générale en Espagne.
Il est essentiel de développer la conscience politique et sociale sur l'ensemble de l'Europe, quand les problèmes qui frappent les citoyens sont communs à tous !
A Bruxelles, le cortège du PSE démarrera à 12h30 depuis la place Bara, qui est la grande place ovale à quelques mètres au Nord-Ouest de la gare du Midi. Il mettra un fort accent sur la régulation financière et un partage équitable avec le monde bancaire des difficultées nées de la crise qu'il a créée.
A Paris, les membres du PS se donnent rendez-vous à partir de 13h devant la bibliothèque de l'Arsenal, métro Sully-Morland. Du matériel et des tracts PSE seront disponibles à cet emplacement.
Posted by Arthur | Commentaires fermés
Les pièges de la rigueur: la preuve par l’Irlande
Nous avons déjà eu l'occasion de dire combien une telle approche était insuffisante et contreproductive face à la crise que nous affrontons ensemble, ou du moins concomitamment. Sur ce sujet, qui divise fortement droite et gauche, le FMI réaffirme que la rigueur univoque est dangereuse dans la période actuelle, tandis que l'OCDE amorce un virage prudent sur sa position en faveur d'une réduction rapide des déficits.
La question posée n'est donc pas simplement celle d'un choix politique entre l'accompagnement social de la crise ou le refus de creuser une dette insoutenable. La faisabilité d'une politique de rigueur poussée est extrêmement problématique alors que la croissance, source principale de revenu des Etats, est chancelante. Une politique volontariste ne peut que l'affaiblir d'avantage. Or il se trouve qu'un Etat de la zone Euro a eu la bonne volonté de tester cette politique au bénéfice de l'information collective: l'Irlande
Lorsque la crise a éclaté au niveau mondial, nombre de pays mis en place dans l'urgence des plans de soutien de l'activité, tandis que l'Irlande, confrontée au risque des déficits, optait dès le départ pour une politique de rigueur. Près de deux années plus tard, comment l'Irlande sort elle de la politique qe l'on souhaite aujourd'hui voir adoptée par tous?
Eh bien de manière assez peu convaincante.
Posted by aristide | 0 Comments
Liêm Hoang-Ngoc retire son nom de son rapport parlementaire
La lecture comparée des deux versions du rapport est effectivement instructive sur le vent intellectuel qui souffle aujourd'hui sur le conservatisme européen. Le texte initial considère principalement l'impasse de la réduction de dette dans une crise économique et propose un certain nombre de pistes pour consolider tout d'abord les soubassement de la richesse des pays:
La version finale du rapport par contre, telle que modifiée par la majorité conservatrice et libérale de la commission des affaires économiques et monétaires puis adoptée par le Parlement, présente comme une évidence consensuelle la nécessité de la rigueur budgétaire.
La division très nette entre droite et gauche lors du vote parlementaire montre bien que cette question n'est absolument pas consensuelle, mais constitue un point de désaccord politique fort. Liêm Hoang Ngoc a donc demandé que son nom ne soit plus attaché à un texte qui est l'exact inverse de sa pensée, ce qui est une démarche peu commune dans le petit monde communautaire.
Posted by Arthur | 0 Comments
Le rapport Berès sur la crise financière
Pervenche Berès était rapporteur de la Commission spéciale mise en place par le Parlement européen sur la crise, et met en cause directement la gestion politique de la crise par les institutions européennes
Télécharger le rapport en version pdf
Rappelant que la Commission et les banques centrales n’ont pas pris la mesure de la crise à son déclenchement, continuant à tabler sur les bons fondamentaux supposés de l’économie européenne, Pervenche Berès estime que cette crise est la conséquence d’une mutation du capitalisme, qui a réduit la part des salaires et augmenté drastiquement celle des profits dans la valeur ajoutée et conduit à des comportements spéculatifs et non productifs. Cette montée en puissance de la sphère financière s’est faite sans régulation appropriée, en particulier en Europe où la Commission, en la personne des commissaires successifs au Marché intérieur, s’est constamment opposée à toute régulation et a favorisé les mécanismes d’autorégulation.
Posted by aristide | 0 Comments
Les travailleurs grecs ne doivent pas payer le sauvetage de la Grèce
L’Europe est sur le point de mobiliser 110 milliards d’euros pour aider la Grèce à continuer à faire face à ses paiements au titre du service de la dette. Ce soutien européen, qui met fin aux attaques des spéculateurs financiers, arrive fort tard et est urgent. De plus, il fait peser une charge inacceptable sur les travailleurs et leurs familles : pas moins de 16% du PIB sera prélevé sur les salaires, les emplois et les dépenses du secteur public, tandis que les taxes (régressives) seront augmentées, et tout cela pendant une période limitée de 4 ans.
Par conséquent, la Grèce va entrer dans une récession déflationniste qui durera plusieurs années. Le chômage dépassera de loin les deux chiffres. La pauvreté, qui frappait déjà 20% de la population grecque, continuera d’augmenter. Et, dans quatre ans, avec un PIB nominal qui aura considérablement chuté, la Grèce et ses citoyens devront encore faire face à une dette colossale de 140% du PIB. Entre-temps, le message sous-jacent adressé aux travailleurs européens est clair : les réductions des dépenses sociales et des salaires effectuées aujourd’hui en Grèce pourraient être les réductions de demain au Portugal et en Espagne et les réductions d’après-demain en France, Allemagne, Belgique,… La Confédération européenne des syndicats (CES) incite vivement les décideurs européens à empêcher les spéculateurs de détruire notre modèle social et à rompre avec ce type « d’ajustement structurel barbare ». Pour ce faire, les décideurs européens doivent : Elargir et augmenter sensiblement le fonds de la « balance des paiements » de la Commission afin qu’il couvre tous les Etats membres européens. Revoir les conditions liées au prêt grec et à d’autres prêts afin qu’elles ne soient plus utilisées à mauvais escient pour faire adopter le modèle de déréglementation, de libéralisation et de privatisation, mais respectent au contraire les principes de l’acquis social européen. Mobiliser les banques centrales en Europe en tant que « acheteur de dernier recours » afin de lutter contre les spéculateurs, pour qu’elles interviennent exactement de la même manière que lors qu’elles ont pris dans leur bilan des centaines de milliards de dette privée « toxique ». Suspendre l’utilisation des notations de la dette souveraine par les agences de notation dans la politique monétaire et financière, et envisager sérieusement la création d’une agence européenne de notation. Lancer une Initiative de relance européenne renforcée, avec des fonds européens, y compris une obligation commune investissant dans des programmes d’infrastructure et de réseaux de premier plan, faisant ainsi sortir la Grèce du piège de la récession et de la dépression. Selon John Monks, Secrétaire général de la CES : « La Grèce et d’autres économies en Europe ne devraient pas être poussées vers une désastreuse stratégie de sortie fiscale et sociale. Il n’est possible de sortir avec succès des stimulants budgétaires publics que par une stratégie d’entrée dans de nouveaux investissements et des emplois plus nombreux et de meilleure qualité ».










